Quand je présente le programme, la mesure qui déçoit le plus est toujours la même : se lever à la même heure tous les jours. Ce n'est ni nouveau ni impressionnant. C'est pourtant le point d'ancrage de tout le reste.
L'heure de lever est le seul horaire réellement sous contrôle. On ne décide pas de l'heure à laquelle on s'endort ; on décide de l'heure à laquelle on se lève, et cette décision règle l'horloge interne, la pression de sommeil du soir et l'exposition à la lumière du matin.
La tentation, après une nuit blanche, est de récupérer le lendemain matin. Une heure de plus au lit décale l'endormissement suivant et prépare une deuxième mauvaise nuit. C'est ce mécanisme, répété, qui installe l'irrégularité.
Le week-end est le vrai test. Un décalage de deux heures le samedi et le dimanche produit l'équivalent d'un petit décalage horaire chaque lundi. Je propose une marge d'une heure maximum, pas davantage.
En pratique, je fais commencer le programme un vendredi. La personne encaisse la contrainte sur un week-end, quand la journée est plus souple, et arrive au lundi avec deux jours déjà tenus.
Une heure de lever fixe, sept jours sur sept, y compris après une mauvaise nuit.
Contenu d'information relu par un professionnel de santé. Il ne remplace pas une consultation médicale et ne pose aucun diagnostic. Les médicaments évoqués sont soumis à prescription : la Fédération n'en propose et n'en vend aucun.