Les personnes que j'accompagne arrivent avec un chiffre en tête : quarante minutes, une heure, deux heures pour s'endormir. C'est ce chiffre qu'elles veulent voir baisser, et je comprends pourquoi.
Mais quand je leur demande, en fin de programme, ce qui a changé, elles me parlent d'autre chose. De la capacité à passer une soirée sans redouter la nuit. De reprendre un cours du soir. De ne plus annuler.
Le temps d'endormissement, lui, baisse rarement de façon linéaire. Il descend, il remonte une semaine, il redescend. Si c'est le seul indicateur suivi, la moindre mauvaise nuit ressemble à un échec et relance l'anxiété, donc l'insomnie.
Je propose donc toujours deux repères en parallèle : un chiffre de nuit, l'efficacité du sommeil, et un repère de journée, très concret, choisi par la personne. Tenir une réunion sans décrocher. Faire sa séance de sport du jeudi.
Ce deuxième repère est le seul qui donne envie de continuer un programme qui demande, les premières semaines, de se lever à heure fixe même après une mauvaise nuit.
Un chiffre de nuit qui s'améliore sans journée qui change ne veut pas dire grand-chose.
Contenu d'information relu par un professionnel de santé. Il ne remplace pas une consultation médicale et ne pose aucun diagnostic. Les médicaments évoqués sont soumis à prescription : la Fédération n'en propose et n'en vend aucun.