Un patient appareillé correctement voit ses apnées disparaître dès les premières nuits. Il s'attend souvent à retrouver immédiatement un sommeil normal, et il est déçu.
Ce qui persiste, ce sont les habitudes construites autour du trouble : des couchers très tôt pour rattraper, des siestes longues, des horaires devenus irréguliers, et parfois une insomnie installée par-dessus l'apnée. Les deux coexistent plus souvent qu'on ne le croit.
La deuxième étape ressemble alors beaucoup à un programme d'insomnie classique : heure de lever fixe, temps au lit resserré sur le sommeil réel, lumière le matin, siestes courtes et précoces si nécessaire.
J'insiste sur un point avec les patients appareillés : l'observance se joue les trois premières semaines. Un accompagnement sur les horaires pendant cette période améliore le confort de l'appareillage, et le confort améliore l'observance.
Les compléments n'ont pas leur place dans cette phase tant que le réglage n'est pas stabilisé. Ce qui se règle, c'est la machine et les horaires, dans cet ordre.
Le traitement de l'apnée et le travail sur le sommeil ne s'opposent pas : ils se suivent.
Contenu d'information relu par un professionnel de santé. Il ne remplace pas une consultation médicale et ne pose aucun diagnostic. Les médicaments évoqués sont soumis à prescription : la Fédération n'en propose et n'en vend aucun.