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Une partie des plaintes d'insomnie sont en fait des apnées

Des réveils nocturnes peuvent accompagner une apnée du sommeil, une insomnie ou les deux. Leur cause nécessite une évaluation médicale.

Une plainte de mauvais sommeil peut conduire à découvrir une apnée obstructive. Elle peut aussi correspondre à une insomnie associée à cette apnée : les deux troubles ne s'excluent pas. Leur coexistence complique le repérage et nécessite un bilan d'ensemble. [1, 3]

Une respiration perturbée peut fragmenter le sommeil

Dans l'apnée obstructive, le passage de l'air se réduit ou s'interrompt lorsque le pharynx se ferme pendant le sommeil. Des réactions d'éveil permettent sa réouverture. Ces épisodes peuvent se répéter sans que la personne garde le souvenir de chaque micro-réveil. Selon l'Inserm, cette fragmentation peut s'accompagner de fatigue, de somnolence, d'irritabilité et de difficultés de concentration. Le ressenti au réveil ne renseigne donc pas, à lui seul, sur ce qui s'est passé pendant la nuit. [2]

Des signes à décrire au médecin

Un ronflement marqué, des pauses respiratoires observées par l'entourage ou des réveils avec une sensation d'étouffement font partie des éléments recherchés lors du bilan. L'évaluation prend aussi en compte le sommeil non réparateur et la tendance à s'assoupir dans la journée. Il s'agit d'indices à interpréter ensemble, avec les antécédents et l'examen clinique, et non d'une liste permettant de poser soi-même un diagnostic. [3]

Un enregistrement pour établir le diagnostic

L'Inserm distingue la polygraphie ventilatoire, qui enregistre notamment la respiration, et la polysomnographie, qui mesure aussi l'activité cérébrale pour identifier les stades du sommeil. Le choix de l'examen dépend de la situation clinique. Les recommandations de l'American Academy of Sleep Medicine précisent qu'un questionnaire seul ne suffit pas à diagnostiquer une apnée. Elles privilégient notamment la polysomnographie lorsqu'une insomnie sévère complique l'évaluation. [2, 3]

L'enjeu est d'examiner les deux dimensions de la plainte : les perturbations respiratoires et les difficultés à dormir. Une évaluation centrée uniquement sur l'insomnie peut laisser une apnée méconnue ; une démarche centrée uniquement sur l'apnée peut également négliger une insomnie associée. La revue d'Ong souligne cette limite des parcours séparés. [1]

Ce qu'il faut retenir

Insomnie et apnée peuvent coexister ; un questionnaire ne remplace pas l'examen diagnostique. [1, 3] En cas de difficultés persistantes, consulter un professionnel de santé.

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